«Anonyme», 2016
Face à des présences fantomatiques comment se réapproprier ces propres images d’enfances qui ne nous évoquent plus rien ? Si ma «photo d’enfance ne s’évoque qu’à moi» (Roland Barthes, La chambre Claire), certaine nous plonge dans un oubli de plus en plus vague. Où il y avait quelque chose à voir, nous ne voyons plus, simple frustration visuelle ? Ou représentation d’un manque ? Sous l’influence de ce vide le papier photographique reprend force et témoigne de son importance et non de ce qu’il donne à voir.
«Nettoyer la surface de l’image pour accéder à ce qu’il y a derrière […] entrer dans la profondeur du papier, atteindre sa face inverse»
Roland Barthes, La chambre claire. Note sur la photographie, Paris, 1980, page 155.
